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Belles reliures
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VOLTAIRE. La Pucelle d'Orleans, poëme en vingt-un chants, Avec des Notes, Auquel
on a joint plusieurs Pièces qui y ont rapport. 

Londres, s.n., 1780.

La Pucelle d'Orléans est un poème héroï-comique en quatorze chants de Voltaire, paru à Genève en 1752.

Cette œuvre provoqua un véritable scandale à la cour de France. Elle fut censuré et fit longtemps partie de l'Enfer de la Bibliothèque nationale de France.

Cette œuvre qu’on ne lit plus fut autrefois connue par cœur. Publiée en 1762 pour la première fois, en vingt chants, dans une édition enfin avouée par l’auteur, après des années de clandestinité et de rumeur, elle fut encore augmentée et compte vingt et un chants dans son état complet et 8 234 vers... Elle révèle la veine héroï-comique de Voltaire poète, donnant libre cours à son sens de la parodie, multipliant les allusions au temps présent, retournant l’histoire de la Pucelle contre la superstition, les moines grossiers et ignorants, les cafards de tous les temps. On y voit défiler des cohortes de prêtres lubriques prêts aux pires turpitudes pour ôter son pucelage à Jeanne, cette belle jeune fille, plantureuse, saine et pourvue de fermes « tétons ». Mais Jeanne n’a d’yeux que pour le chevalier Dunois, lequel intervient toujours à temps pour la sauver des attentats ou
des violences qu’elle est sur le point de subir.

Exemplaire sur grand papier, contenant les vignettes en tirage hors texte, de tout premier tirage dans une superbe reliure de Cuzin en maroquin doublé, spécialement exécutée pour Beraldi.

Précieux exemplaire Beraldi qui le décrira (avec reproduction) dans son ouvrage "Estampes et Livres. 1872-1892." et qui figure dans le catalogue de la vente de sa bibliothèque (II, 273).

Cet exemplaire est cité par Cohen [1033].

L'un des premiers livres sur la médecine magnétique. 1609.
Rare exemplaire aux armes des de Thou

GOCLENIUS, Rodolphus (Rudolf GÖCKEL). • Tractatus De Magnetica curatione vulneris citra ullam & superstitionem, & dolorem, & remedij applicationem
•• Tractatus De Portentosis luxuriosis ac monstrosis nostri seculi convivijs. 

Marbourg, Rodolphi Hutvvelckeri, 1609.

Seconde édition du "Tractatatus de magnetica". Il s'agit d'un des premiers ouvrages sur la médecine magnétique.
Goclenius y adopte, à l'exemple de Paracelse et de Basile Valentin, un magnétisme propre à l'économie animale, tel à peu près que Mesmer l'a reproduit à la fin du dix-huitième siècle, comme un principe de physique générale, et comme un agent spécial et curatif.
Goclenius mélait à ces procédés physiques, des enchantements et des exorcismes qui avaient principalement pour but d'agir sur l'imagination.
Cette doctrine qui eut beaucoup de partisans, trouva en débutant dans le monde beaucoup de redoutables adversaires, à la tête desquels il faut placer le jésuite Roberti, qui publia à cette occasion un écrit dénonçant l’idolâtrie des protestants, leur propension à la magie et à la sorcellerie.

Reliée à la suite, l'édition originale du Tractatus De Portentosis.

RARE EXEMPLAIRE AUX ARMES DE FRANÇOIS-AUGUSTE DE THOU.

"François-Auguste de Thou, fils aîné de Jacques-Auguste de Thou, président à Mortier au Parlement de Paris et de Gasparde la Chastre, sa seconde femme, né à Paris vers 1607, succéda à son père dans la charge de grand maître de la librairie du roi en 1617; conseillé au Parlement de Paris à 19 ans, puis maître des requêtes et conseillé d'Etat, il se lia avec Cinq-Mars et connut le complot formé par ce dernier, sans y prendre lui-même une part active; arrêté au camp de Perpignan le 6 juin 1642, il fut condamné à mort à Lyon et décapité le 12 septembre 1642, sur la place des Terreaux.
Il avait hérité de la bibliothèque de son père, qu'il conserva soigneusement et qui passa après sa mort à son frère cadet, Jacques-Auguste.
Il faisait frapper sur les volumes dont il augmenta le fond paternel les armes simples des de Thou," (OHR).

PROVENANCE RECHERCHÉE.

La pharmacopée royale de Charas.
Rare édition originale en maroquin à la Du Seuil. Exemplaire sur grand papier ayant appartenu à la famille de l'auteur

CHARAS, Moyse. Pharmacopée royale, galénique et chymique. 

Paris, Chez l'auteur, 1676.

Savant médecin et Pharmacien né à Uzès en 1618, Charas étudia la chimie à Orange, puis vint de bonne heure à Paris, où il fut nommé démonstrateur royal de chimie au jardin du roi.

La révocation de l'édit de Nantes le força à quitter la France en 1680.

Après avoir pratiqué la médecine avec succès en Angleterre, puis en Hollande, il se rendit en Espagne où il avait été appelé auprès du roi Charles II, depuis longtemps malade.
Les soins qu'il lui donna n'empêchèrent pas qu'il fut dénoncé à l'inquisition, par suite de la jalousie des médecins de la cour.
Il n'en sortit qu'après avoir abjuré.

Ses écrits restent encore marqués par les théories alchimiques.

Sa pharmacopée est le fruit de ses leçons données à Paris et de ses études. Elle connut un grand succès, fut rééditée de nombreuses fois et a été traduite dans toutes les langues de l'Europe, et même en chinois pour la commodité de l'Empereur.

On y trouve la description de nombreuses préparations, recettes de remèdes et autres panacées universelles.



Charas explique aussi dans cet ouvrage pourquoi l'eau forte fond tous les métaux, excepté l'or; et pourquoi l'eau régale, qui met l'or en fusion, ne peut pas fondre les autres métaux, par exemple l'argent.

"L'argent, dit-il, a des pores, dont l'ouverture est proportionnée à la grosseur des pointes des particules de l'eau forte, assez aiguës par un bout pour entrer, et assez larges par l'autre pour séparer les parties du métal. Mais l'or, dont les pores sont beaucoup plus étroits que ceux de l'argent, ne peut pas admettre ces particules; donc l'eau forte doit fondre l'argent et non pas l'or. Quant à l'eau régale, elle doit au contraire fondre l'or et non pas l'argent. Les parties de ce dissolvant, subtilisées par le sel d'ammoniac, passent trop librement par les pores de l'argent, et ne se trouvent que dans l'or des pores disposés à les secondés dans leurs fonctions."

Rare édition originale, dédiée au grand Colbert.

Très beau frontispice allégorique en taille-douce, page de dédicace gravée avec beau décor et six planches gravées sur cuivre : fours, instruments, pots et cornues, symboles chimiques, etc.

Cet exemplaire porte l'ex libris de Henry Charas, fils de Moyse, qui reçut maître apothicaire de Paris en 1717, pratique la pharmacie, rue Dauphine où il mourrut en 1756 et dont le portrait figure dans la salle des actes à la Faculté de pharmacie de Paris. Il avait été garde de la communauté en 1736, 1737 et 1738.

EXEMPLAIRE, SUR GRAND PAPIER, RICHEMENT RELIÉ Á L'ÉPOQUE EN MAROQUIN, CONDITION DES PLUS RARES POUR CET OUVRAGE RECHERCHÉ



EXEMPLAIRE DE HENRY CHARAS.

Alchimie. Zacaire. 1574.
Opuscule très-excellent de la vraye Philosophie naturelle des métaulx.
Rare édition du XVIème siècle en plein maroquin

ZACAIRE, Denis. Opuscule très-excellent de la vraye Philosophie naturelle des métaulx, traictant de l’augmentation & perfection d’iceux, Avec advertissement d’éviter les folles despences qui se font ordinairement par faute de vraye science.... Avec le traicté de vénérable Docteur Allemand Messire Bernard Comte de la Marche Trevisane sur le mesme subject. 

Lyon, Benoist Rigaud, 1574.

Denis Zacaire a dépensé la fortune familiale dans la recherche de la pierre philosophale. Il avait noté dans un cahier des milliers de recettes extraites des textes alchimiques et avait engagé les fonds destinés à ses études de droit à l'achat d'un laboratoire.
Après des années de recherches infructueuses il rencontra un vieux sage qui lui conseilla d'arrêter de se disperser dans des procédés donnés par des personnages douteux et d'étudier plutôt les écrits des maîtres.
Peu de temps après avoir enfin réussi, il fut assassiné par un serviteur.
Son opuscule très-excellent de la vraye Philosophie naturelle des métaulx est un des traités fondementaux du corpus alchimique.
A partir de la page 170 se trouve le Livre de la Philosophie Naturelle des métaux de Bernard le Trévisan, autre alchimiste renommé, dont la persévérance n'a rien à envier à celle de Zacaire. La première édition a paru à Anvers en 1567.
BEL EXEMPLAIRE EN MAROQUIN.

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